On compterait en France près de 3,6 millions de vaches laitières. La plupart des fermes en France sont des fermes familiales. Dans ces fermes familiales, le cheptel compte environ 45 vaches et celles-ci ont généralement accès aux pâturages. Toutefois ce modèle familial est en train d’être progressivement bousculé par l’émergence de projets d’élevage à grande envergure où les vaches se comptent non plus en dizaines mais en centaines voire en milliers. Ce changement de paradigme entraîne une profonde remise en question des conditions dans lesquelles se pratiquait l’élevage traditionnel. En effet avec l’accroissement du nombre de têtes, il est devenu quasiment impossible de permettre aux vaches d’accéder aux pâturages ce qui conduit les éleveurs à confiner les vaches dans un système de stabulation en stalles qui restreint considérablement la liberté de mouvement de la vache. Cette contrainte liée à l’industrialisation des processus d’élevage pose la question du confort des vaches en stabulation. Ce système compte tenu des risques qu’il comporte pour l’environnement et le bien-être de la vache n’est pas exempt de critiques. Au-delà des considérations éthiques, il se pose une question d’efficacité car il est admis qu’une vache qui est à l’aise et qui jouit d’un certain confort produit plus de lait. Le confort des vaches a un impact la santé des pattes, du pis et des trayons, la manière de s’alimenter, la longévité et la fertilité.

Le confort des vaches : comment le mesurer ?

Le confort de la vache en stabulation renvoie notamment à l’espace vital dont dispose les bêtes à l’intérieur des stalles et aux mangeoires. Il est nécessaire de prendre en compte certains points pour veiller au confort de la vache en stabulation. Comment la stalle est-elle aménagée ? Comment est choisi le revêtement de la plateforme ainsi que celui de la litière ? Quid des surfaces d’affouragement et des planchers ?

Lire également : Le poulet de Bresse : qu’a-t-il de si merveilleux ?

Pour la stabulation entravée, il est n’est pas toujours aisé de mesurer le confort des vaches. Toutefois des chercheurs ont mis au point des outils qui permettent de le mesurer. Les études sur le bien-être des vaches sont souvent effectuées à l’aide de pédomètre qui sont attachés au niveau de la patte de l’animal pour mesurer les nombre de pas effectués et des paramètres liés au confort tels que le temps passé debout ou au repos.

La position de la barre d’attache

La barre d’attache peut considérablement entraver les mouvements de la vache lorsqu’elle a besoin de se coucher ou de se lever. Elle peut notamment lui causer des affections douloureuses au niveau du cou. Certaines recherches ont été effectuées pour tester des combinaisons différentes au niveau de la hauteur et du positionnement de la barre d’attache.

A découvrir également : Quelles aides pour les agriculteurs qui s’installent ?

Les animaux adaptent facilement leurs mouvements aux positions qui leur sont imposées mais ces tests ne permettent pas parmi toutes les positions testées de déterminer la position idéale pour la bonne et simple raison que quelle que soit la position les douleurs au cou occasionnées par la barre d’attache persistent. La recherche se poursuit.

La longueur des chaînes et la largeur des lits

Allonger la longueur de la chaîne peut permettre aux vaches d’être un peu plus libres de leurs mouvements à l’intérieur de leur stalle. Habituellement la longueur des chaînes est de 60cm. Il est recommandé de passer à 100 cm soit un allongement de 40 cm.

Un autre élément incontournable dans le confort des vaches renvoie à la largeur des lits. Il est admis qu’une stalle double favorise davantage la posture de repos et permet à la vache ne pas déborder sur la stalle voisine.